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lundi 29 juin 2009

Hommage à Asma Fenni

Asma

S’il te plait,
Un instant
Ne pars pas
Laisse-moi te dire
A quel point tu comptes pour nous
A quel point tu comptes pour moi
Je sais, tout comme toi,
Que tu n’y peux rien…
Ni toi ni moi, d’ailleurs
Nous le savons très bien
Et nous savons aussi que là où tu iras
Ce sera sans merci
Et que rien n’y sera
Comme ce fut ici
Et que, ni toi ni moi, ne pourrons
Casser cet ordre qui fera
Que dans si peu de temps
Tu partiras sans moi
Tu partiras si loin que
Je serai vidé
De l’espoir qui me fait rêver
De cette douce idée
De te dire encore un mot
de rallumer le feu
Alors,
Je t’en prie,
S’il te plait, attends encore un peu
Attends
Ne pars pas sans les lire
Ces mots que je t’écris
Mon amie, pour te dire
Que tu es si charmante
Et que tu es jolie
Et que tes cheveux roux
Ont égayé ma vie
Et que tes pensées fauves
M’ont beaucoup amusé
Et tes poussées rebelles
Sont comme toi, démesurées et belles
Et ton désir de dire de clamer de crier
S’accorde à mon désir de t’entendre parler
Et même si souvent nous avons disputé
Nous n’en avons jamais cessé de nous aimer
….
Alors si c’est fini
Laisse moi te dire
Que la vie sans toi est déjà bien ternie

Lassâad Jammoussi

vendredi 10 avril 2009

Effacé de l’histoire !

Selon les éphémérides du journal La Presse, le 6 avril 1923 est né Mohamed Salah Belhadj, néo-destourien, ancien maire de La Marsa, mort le 12 août 1982. Le même jour de l’année 1938, le Dr Slimane Ben Slimane a été arrêté (par qui ?) et, toujours le même jour, en l’an 46 avant J-C, Jules César a eu raison des partisans de son rival Pompée, lors de la bataille de Thapsus (Bekalta aujourd’hui).

Pourtant, il nous semble que le 6 avril 2000, est mort un certain Habib Bourguiba, fondateur du néo-destour (sic), leader du mouvement national, premier chef du gouvernement après la proclamation de l’indépendance, premier président de la Tunisie, après l’abolition de la monarchie et la proclamation de la république, libérateur de la femme, apôtre de la gratuité de l’enseignement… bref, le fondateur de la Tunisie moderne. Et, à ce titre, il mérite, au moins, de figurer dans les éphémérides. A moins que nos collègues du journal La Presse, pensent lui rendre, dans les prochains jours, un hommage digne de son rang, du moins semblable à ceux qu’ils lui rendaient quotidiennement, pendant trente ans, y compris dans leur – premier – éditorial du 7 novembre 1987 !

Kacem Erraïes