lundi 9 février 2009

Habib Belaïd écarté d'antenne

Le journaliste le plus talentueux de RTCI a été contraint de se séparer de son micro pour être affecté aux "archives" de la radio, apprend-on de bonne source. Il serait l'objet d'une sanction prise à son encontre par le directeur de la station. Triste sort réservé à cette voix pleine de tendresse et d'humanité à laquelle nous nous sommes tant habitués. Des interviews avec des personnalités au franc parler, de la musique engagée, des émissions aux sujets parfois audacieux... Habib Belaid a introduit sur les ondes un parfum de fraîcheur et de liberté en abordant des thèmes, en interrogeant des personnes, en diffusant des chants et de la musique qui se distinguent par leur originalité et surtout par leur anticonformisme.

Larbi Chouikha

PS : la photo a été empruntée au groupe Facebook "Pour le retour de Habib Belaïd sur les ondes de RTCI"

6 commentaires:

Khanouff a dit…

Habib Belaïd est un personnage unique dans l'espace radiophonique et sa mise à l’écart est une gifle cinglante à la liberté d’expression et le bon goût.
Nous n’arrêtons pas de descendre !
khanouf

brastos a dit…

c'est le fruit de la médiocrité politique et culturelle

Al-Hallège a dit…

Belaid est plus grand qu'eux que la RTCI même...il a tjrs mes respects et la reconnaissance des Tunisiens qui sont pour la liberté d'expression.

Céline a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Toutefois, je ne sais si le fait d'en parler sur un journal d'opposition va le servir ou le desservir...

Les amis d'Attariq a dit…

@Céline, je comprends ton scrupule. Mais je pense que le rôle d'un journal d'opinion, c'est de défendre les valeurs auxquelles il croit et dénoncer les abus et les injustices là où il les voit. On ne doit en aucun cas intégrer l'idée que défendre une cause sur un journal d'opposition, c'est la desservir. Ce serait le début de la fin... Pourquoi, dans ce cas, continuerait-on à éditer un journal d'opposition?

neila a dit…

j'écoute Habib depuis plus de 35 ans et il m'est impossible d'imaginer RTCI sans lui.
Neila