lundi 30 mars 2009

Distribution d’Attariq Aljadid. Lettre ouverte à MM. Adel Gaâloul, Directeur de la poste tunisienne, et Slah Ennouri, PDG de la Sotupresse


Messieurs le Directeur de la Poste et le PDG de la Sotupresse,

Nous vous écrivons cette lettre, suite au constat de défaillances graves dans la distribution du journal Attariq Aljadid, que ce soit par la Poste (pour les abonnés) ou dans les kiosques par la Sotupresse.

Pour ce qui est des abonnements, et après un début satisfaisant pour les premières semaines de la parution d’Attariq Aljadid dans sa formule hebdomadaire, les abonnés ont constaté une nette détérioration des services de la Poste. La réception du journal, qui se faisait les samedis matin, commença à se décaler vers le lundi, puis le mardi… jusqu’au vendredi ! Cette détérioration de l’acheminement du journal par la Poste, s’est nettement accentuée à partir du n°114, au point où certains abonnés n’ont pas reçu leur journal plusieurs semaines consécutives.

Monsieur le Directeur de la Poste,

Vous êtes censé assurer un service public pour tous les citoyens quelles que soient leurs opinions ou convictions. Alors, de deux choses, l’une : ou bien la qualité de vos services est médiocre, digne du quart-monde. Car seule une incompétence avérée peut expliquer qu’un journal arrive à son abonné après une semaine ou, pire, qu’il disparaisse dans la nature. Ou bien, et ce serait plus grave, vos services font exprès de pénaliser les abonnés d’Attariq, parce que vous vous êtes érigé en juge de ce qui est bon à lire ou non…

Monsieur le Directeur de la Poste,

Vous dirigez un service public et, en tant que tel, vous devez traiter les usagers de la Poste en observant une neutralité parfaite à leur égard… du moins, c’est ainsi que les choses doivent se passer dans le «pays de la loi et des institutions».

Pour ce qui est de la distribution à travers les kiosques, les lecteurs d’Attariq ont constaté l’absence du numéro 121 de leur journal, trois jours après son impression… L’affaire est grave. Car ce numéro n’a pas fait l’objet d’une saisie de la part des autorités. Alors, selon quelle logique et, surtout, de quel droit, la Sotupresse s’abstient-elle de distribuer ce numéro, comme elle le devrait selon les termes du contrat qui la lie au journal ?

Monsieur le PDG de la Sotupresse, vous devez, au moins des explications à votre cocontractant, quand vous manquez à vos engagements à son égard.

Messieurs Adel Gaâloul et Slah Ennouri,

Nous espérons que vous allez mettre un terme aux défaillances graves dont sont coupables vos services et que, dans la relation qui vous lie aux lecteurs d’Attariq, vous ne vous fierez, désormais, qu’au respect des lois du pays et qu’à votre conscience !

Les amis d’Attariq

2 commentaires:

hichem a dit…

Faut-il en rire ou en pleurer? Une"source informée"( tiens!Ca dit qq chose aux lecteurs d'Attariq, non?) a nié, ce midi, en réponse à l'agence UPI, "les allégations du mouvement Ettajdid", affirmant que le n° n'avait nullement été saisi et qu'il "était distribué normalement dans les kiosques"
Ce midi, il n'était toujours pas dans les kiosques: je ne serais pas surpris qu' il s'y trouve miraculeusement ce soir ou demain! En tout cas nous devons faire le maximum pour diffuser nous-mêmes ce n° que personne n'empêche d'être diffusé!

Ines Abdeljaoued-Tej a dit…

Bravo pour l'initiative !