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mercredi 8 juillet 2009

Saisie (à peine) déguisée du n°135 d’Attariq Aljadid

Kiosque d’El Manar II : 5 copies du numéro 135 d’Attariq Aljadid ; Menzah IX : 2 copies chez un marchand, aucune chez l’autre, Menzah VI : zéro copie ! Idem pour le Bardo, l’Ariana et les banlieues de Tunis… Nabeul : 2 copies, idem pour Bizerte, Monastir, Sfax, Omm Laarayes et la liste est longue. On citera quand même le cas cocasse de la ville de Jebeniana, pour laquelle la SOTUPRESSE a envoyé une voiture chargée … d’une seule copie !?

Ainsi, de Tunis et des différentes villes du pays, les témoignages sont concordants : le n° 135 a été très peu (ou pas du tout) distribué ! C’est ce qu’on appelle, chez nous, une saisie déguisée. Autrement dit, il n’y a pas de décision officielle dûment motivée de la part des autorités de saisir un journal, mais des directives occultes qui font en sorte que le journal ne soit pas distribué. Dans les faits, le résultat est donc le même. Mais la saisie « déguisée » a, sur la saisie officielle, l’avantage de pouvoir toujours être niée par les autorités. On entend déjà, d’ici, les discours sur les « pleurnicheries », la « paranoïa », les « inventions » ou les « délires » de l’opposition tunisienne et d’Ettajdid…

Mais, comme toujours, en pareils cas, on en est réduit aux supputations, et les premières questions que l’on se pose sont : « quel est l’article qui nous a valu cette saisie et les foudres des autorités ?» « quelle est la ligne rouge qui a été franchie ?» Et, à ce niveau aussi, il y a concordance de témoignages du côté de la rédaction. On estime que ce qui aurait déplu, c’est la phrase d’Ahmed Brahim, prononcée au meeting de Monastir et reprise à la une du journal : Maslahatou Tounis fawqa maslahati al athriyâ al joudoud (l’intérêt de la Tunisie est supérieur à l’intérêt des nouveaux riches)!

On ose quand même espérer que l’on se trompe du côté de la rédaction d’Attariq et que les ordonnateurs de la saisie pensent, eux aussi, que l’intérêt de la Tunisie passe avant celui de quiconque, y compris ses nouveaux riches…

samedi 18 avril 2009

Attariq al Jadid parle de la blogosphère

Attariq Al Jadid s'intéresse à la blogosphère ! La rubrique "A travers la blogosphère" revient dans le journal d'Ettejdid.

Le blog des Amis d'Attariq publiera régulièrement cette revue hebdomadaire de la blogosphère tunisienne qui témoigne du dynamisme de cet espace d'expression qui s'est définitivement installé dans le paysage médiatique et citoyen en Tunisie.

N'hésitez pas à réagir avec vos commentaires, opinions... !

Rendez-vous dans quelques jours avec les premiers numéros de cette rubrique... !

Les Amis d'Attariq

samedi 4 avril 2009

Cachez-moi cette affiche que je ne saurais voir !

C’était le branle-bas de combat ! Des dizaines de policiers en civil, la police politique, le chef du district, le délégué de Bab B’har… Tous s’agitaient, des téléphones portables à la main, recevant des «instructions», donnant des ordres et des contre-ordres, devant le 7 avenue de la liberté…

Pour quelle raison ? Aurait-on repéré, dans le coin, un dangereux terroriste ? Ou bien aurait-on identifié le repaire d’une terrifiante bande de criminels ? Non ! C’était beaucoup plus grave : il s’agissait d’une… affiche accrochée au balcon du local d'Ettajdid qui reprenait la une du numéro saisi d’Attariq Aljadid.

Vous vous rendez compte ? Une grande affiche où l’on pouvait voir la photo d’Ahmed Brahim, candidat aux présidentielles de 2009, et lire sa volonté d’entrer dans «une compétition d’égal à égal avec le candidat du pouvoir».

L’ordre était carrément menacé ! Il y allait de la sûreté de l’Etat… Heureusement qu’une grue de la municipalité a été rapidement dépêchée sur les lieux pour décrocher cette affiche subversive… d’un candidat aux élections.

Dormez en paix, braves gens ! On veille à votre sécurité. En cette année électorale, vous verrez, partout dans le pays, les milliers de photos, de posters et d’affiches (petites ou géantes)… mais d’un seul et unique candidat ! Ouf !

vendredi 3 avril 2009

Saisie d’Attariq Al Jadid : qui est responsable ?

Le Mouvement Ettajdid et l’hebdomadaire Attariq Al Jadid ont tenu, mercredi 1er avril, une conférence de presse pour dénoncer la «saisie déguisée» du dernier numéro du journal.

Deux faits méritent d’être soulignés.

Le premier concerne la présence des media à la conférence de presse : on ne va pas citer tous les journaux et agences de presse, tunisiens et étrangers, présents, car ils étaient nombreux. Pour faire comme chez Laurent Ruquier, on parlera plutôt de ceux qui ne sont pas venus. Devinez donc quels sont les media qui ont estimé que cela ne valait pas la peine de déranger un de leurs journalistes pour une conférence de presse tenue par un parti dont le premier responsable est candidat à la présidence de la république et dont le journal vient d’être, une nouvelle fois, saisi ? Bravo ! Vous avez deviné juste, ce qui montre que vous avez tout compris de la situation dans notre pays. Donc ni journaux du RCD, bien entendu (?), ni journaux «gouvernementaux»…, mais ni, non plus, d’agence Tap et de télévision – ces dernières étant pourtant censées être «nationales» !!!

Le second point concerne un aspect qui a perturbé les journalistes présents, qui ont posé des questions illustrant leur trouble à ce sujet. Il s’agit de la question de savoir s’il y a eu «saisie» du journal, «saisie déguisée» ou «allégation de saisie» !? Eh bien, les journalistes ont tout à fait raison d’être troublés et, pour être francs, nous le sommes aussi au sein d’Ettajdid et de la rédaction d’Attariq.
  • Comment, en effet, ne pas l’être lorsque des «sources autorisées» (ah ! celles-là, on aimerait bien savoir qui elles sont, de quoi elles sont la source et qui les a autorisées ??!!) publient lundi un communiqué (oui, des sources publient, chez nous, des communiqués !) dans lequel elles «nient les allégations du Mouvement Ettajdid» et affirment que «le journal est en vente normale dans les kiosques, alors que nous avons soigneusement vérifié, vendredi soir, samedi dimanche, lundi (et même mardi à midi, nous y reviendrons) qu’aucun marchand de journaux n’avait reçu le numéro, ni à Tunis ni à l’intérieur du pays ?!
  • Comment ne pas l’être lorsque, lundi et mardi, des responsables au niveau de ministères nous confiaient, de bonne foi, nous n’en doutons pas, qu’ils n’étaient nullement au courant des faits ?!
  • Comment ne pas l’être lorsque, durant plusieurs jours, il nous a été impossible de contacter le moindre responsable dans la société de distribution, qui était censée, en temps normal, faire parvenir le journal entre vendredi soir et samedi matin ?!
  • Comment ne pas l’être lorsque, mardi soir, à la veille de notre conférence de presse, le journal se retrouve chez les marchands de journaux, subitement et comme par miracle ?!
C’est à n’y rien comprendre… à moins que cela ne soit clair comme de l’eau de roche !

Plus sérieusement, il n’y a que deux possibilités : ou bien les autorités officielles ont bien donné des instructions pour empêcher la distribution du numéro, ou bien c’est «une autre autorité» qui l’a fait. Si c’est le premier cas, les autorités officielles nous doivent-à nous, à nos lecteurs et à l’opinion publique- des explications circonstanciées sur ce qui s’est réellement passé ; ou bien c’est quelqu’un d’autre qui a pris la décision et a pu l’exécuter : dans ce cas, c’est encore plus grave cela signifierait qu’il y a, dans notre pays, comme l’a dit le premier Secrétaire d’Ettajdid, des «forces occultes», capables de prendre des initiatives aussi graves : il devient alors impératif et urgent d’ouvrir une enquête sérieuse afin d’identifier ces éventuelles « orces occultes» et de mettre fin à de telles activités, dangereuses et nuisibles.

Hichem Skik

lundi 30 mars 2009

Distribution d’Attariq Aljadid. Lettre ouverte à MM. Adel Gaâloul, Directeur de la poste tunisienne, et Slah Ennouri, PDG de la Sotupresse


Messieurs le Directeur de la Poste et le PDG de la Sotupresse,

Nous vous écrivons cette lettre, suite au constat de défaillances graves dans la distribution du journal Attariq Aljadid, que ce soit par la Poste (pour les abonnés) ou dans les kiosques par la Sotupresse.

Pour ce qui est des abonnements, et après un début satisfaisant pour les premières semaines de la parution d’Attariq Aljadid dans sa formule hebdomadaire, les abonnés ont constaté une nette détérioration des services de la Poste. La réception du journal, qui se faisait les samedis matin, commença à se décaler vers le lundi, puis le mardi… jusqu’au vendredi ! Cette détérioration de l’acheminement du journal par la Poste, s’est nettement accentuée à partir du n°114, au point où certains abonnés n’ont pas reçu leur journal plusieurs semaines consécutives.

Monsieur le Directeur de la Poste,

Vous êtes censé assurer un service public pour tous les citoyens quelles que soient leurs opinions ou convictions. Alors, de deux choses, l’une : ou bien la qualité de vos services est médiocre, digne du quart-monde. Car seule une incompétence avérée peut expliquer qu’un journal arrive à son abonné après une semaine ou, pire, qu’il disparaisse dans la nature. Ou bien, et ce serait plus grave, vos services font exprès de pénaliser les abonnés d’Attariq, parce que vous vous êtes érigé en juge de ce qui est bon à lire ou non…

Monsieur le Directeur de la Poste,

Vous dirigez un service public et, en tant que tel, vous devez traiter les usagers de la Poste en observant une neutralité parfaite à leur égard… du moins, c’est ainsi que les choses doivent se passer dans le «pays de la loi et des institutions».

Pour ce qui est de la distribution à travers les kiosques, les lecteurs d’Attariq ont constaté l’absence du numéro 121 de leur journal, trois jours après son impression… L’affaire est grave. Car ce numéro n’a pas fait l’objet d’une saisie de la part des autorités. Alors, selon quelle logique et, surtout, de quel droit, la Sotupresse s’abstient-elle de distribuer ce numéro, comme elle le devrait selon les termes du contrat qui la lie au journal ?

Monsieur le PDG de la Sotupresse, vous devez, au moins des explications à votre cocontractant, quand vous manquez à vos engagements à son égard.

Messieurs Adel Gaâloul et Slah Ennouri,

Nous espérons que vous allez mettre un terme aux défaillances graves dont sont coupables vos services et que, dans la relation qui vous lie aux lecteurs d’Attariq, vous ne vous fierez, désormais, qu’au respect des lois du pays et qu’à votre conscience !

Les amis d’Attariq

lundi 9 février 2009

Démarrage de la campagne 2009 !

Une station de radio Kalima interdite de diffusion, ses locaux assiégés, son matériel confisqué et une procédure judiciaire engagée contre ses responsables ; le dernier numéro de notre journal Attariq Aljadid saisi ; des journalistes mis au carreau pour leurs velléités d'indépendance, d'autres traqués ou persécutés pour leur propension à la critique jugée excessive ; l'accès à Internet et aux mails pour certains devient un véritable calvaire ; un responsable du mouvement marocain des droits de l'homme refoulé du territoire ; la LTDH et ses sections toujours assiégées ; 33 personnes parmi lesquelles des syndicalistes condamnées à des peines de prison suite aux événements de Redeyef ; et le bureau de l'UGTT qui défie les syndicats de base en signant contre leur gré un accord d'augmentations salariales avec le gouvernement !

A tous ceux qui ne le savent pas encore, nous annonçons que la campagne électorale a bel et bien démarré !

Larbi Chouikha