On se rappelle la polémique qui a prospéré, il y a quelques semaines, à propos de la présence et de la prestation des avocats sur les plateaux de télévision, notamment, celui de l’émission de TV7 Elhaqq mâak. Cette polémique a vu l’intervention du bâtonnier des avocats, maître Bechir Essid, qui a voulu soumettre la participation de ses confrères à ce genre d’émissions à l’autorisation préalable du Conseil de l’ordre des avocats, tout contrevenant devant passer devant le conseil de discipline… Toutefois, les avocats concernés ont superbement ignoré leur bâtonnier et ont poursuivi sereinement leur participation à la télé réalité, sans qu’on enregistre une réaction de la part de l’Ordre des avocats. Il fallait s’y attendre : la partie entre l’ordre des avocats et Cactus Production était sans doute par trop inégale !!
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mercredi 6 mai 2009
Avocats et télé réalité : quoi de neuf ?
On se rappelle la polémique qui a prospéré, il y a quelques semaines, à propos de la présence et de la prestation des avocats sur les plateaux de télévision, notamment, celui de l’émission de TV7 Elhaqq mâak. Cette polémique a vu l’intervention du bâtonnier des avocats, maître Bechir Essid, qui a voulu soumettre la participation de ses confrères à ce genre d’émissions à l’autorisation préalable du Conseil de l’ordre des avocats, tout contrevenant devant passer devant le conseil de discipline… Toutefois, les avocats concernés ont superbement ignoré leur bâtonnier et ont poursuivi sereinement leur participation à la télé réalité, sans qu’on enregistre une réaction de la part de l’Ordre des avocats. Il fallait s’y attendre : la partie entre l’ordre des avocats et Cactus Production était sans doute par trop inégale !!
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dimanche 29 mars 2009
El Haqq Mâak : quand les avocats se substituent au procureur !
Etant avocat de profession, je me devais de me réconcilier avec notre télé nationale, du moins le temps d’une soirée, pour regarder la désormais fameuse émission «El Haq Mâak» qui a fait couler, chez les confrères et tous les citoyens, beaucoup d’encre et de salive et qui a notamment mis au grand jour les luttes intestines qui minent les instances du barreau. Curieux de voir par moi-même, je me suis donc installé, ce jeudi 19 mars à 21h, devant mon écran pour regarder l’émission par qui le scandale arrive.A mon grand étonnement, l’animateur est Moez Ben Gharbia, transfuge de Hannibal TV que je croyais plutôt spécialiste du journalisme sportif. A sa droite se trouvait Maître Fethi Mouldi, lui aussi ex de Hannibal TV et grand habitué des plateaux de télévision. A sa gauche, on pouvait reconnaître Maître Kamel Ben Messaoud, nouveau visage dans les studios de télé, et notre consoeur, Maître Amel Karoui.
Une fois faites les présentations d’usage, on passa aux choses sérieuses, avec un reportage exposant le cas de Madame Bouraouia Araar qui, ayant bénéficié d’un logement social, aurait été escroquée par un entrepreneur sans scrupules qui lui aurait remis une habitation qui risquait, selon un rapport d’expertise, de s’écrouler sur elle et sa famille à tout moment.
Ayant fait vraisemblablement le serment de régler tous les «cas sociaux», l’animateur contacta l’entrepreneur indélicat et, après l’avoir sermonné, passa la parole à Maître Mouldi qui, sur un ton inquisiteur, reprocha à son interlocuteur sa malhonnêteté, imité en cela, mais avec beaucoup moins d’aisance, par Maître Ben Messaoud. Ce dernier se chargea, sous le regard revanchard de la plaignante, d’enfoncer encore plus un «accusé» qui se retrouva, ainsi, seul contre trois ténors du barreau… et tous les téléspectateurs.
Mais ce que nos deux «inquisiteurs» n’avaient certainement pas prévu, c’est que l’entrepreneur, malgré son apparente ignorance, avait quelques rudiments de droit et n’était pas disposé à porter le couvre-chef que l’émission lui a si bien préparé. Il répliqua à ses «juges» que son cocontractant, autrement dit son vis-à-vis, n’était pas la plaignante mais le ministère de l’équipement qui ne le paye qu’après avoir contrôlé la conformité des travaux avec le cahier des charges. Cinglante réplique qui désarçonna nos deux avocats… et enseignants universitaires, devenus soudain moins virulents lorsqu’il s’est agi de s’adresser au représentant du ministère avec qui ils adoptèrent un ton moins agressif, plus en conformité avec son rang.
Au-delà de l’aspect racoleur de l’émission qui est apparue plus préoccupée par le sensationnel et l’audience qu’autre chose, c’est la prestation des deux avocats qui me laissa perplexe. En effet, il semble que, pris par le vertige du plateau, nos deux amis ont, l’espace d’un passage télévisé, oublié la sacro-sainte présomption d’innocence et changé de place, prenant celle du procureur de la république ou, mieux, celle de l’avocat général. C’est en général celui-ci qui, lors du procès, use du rouleau compresseur de la société contre l’accusé qui se trouve, lui, seul contre tous avec pour seul ami l’avocat de la défense, justement !
Comment nos deux avocats ont-ils oublié leur vocation première, en condamnant l’entrepreneur sans se poser de question et sans ménagement sur la seule foi d’un rapport d’expertise, eux, qui mieux que quiconque savent qu’un tribunal n’est pas lié pas le travail d’un expert et, encore moins, par un plateau de télévision? Pourquoi nos deux éminents juristes n’ont pas pensé fut-ce un seul moment que la prétendue victime pouvait bien ne pas être blanche comme neige? Et que la réalité est toujours un peu plus complexe que ne peut le suggérer une vision manichéenne ? Interrogation d’autant plus légitime que l’animateur, s’adressant à la fin de l’émission à la fonctionnaire du ministère de l’équipement, déclara que le préjudice était minime, car s’élevant à un peu moins que quatre mille dinars et qu’on pouvait donc facilement le dédommager… Alors qu’une demi-heure auparavant, il estimait que la maison menaçait carrément de s’écrouler sur ses habitants !?
Sans vouloir donner du grain à moudre à toutes les voix qui se sont élevées contre l’apparition des avocats à la télévision, il faut avouer que, au vu de la dernière prestation du duo Mouldi – Ben Messaoud, la place des hommes en robe noir est dans les salles d’audience et non sur scène. Car, là-bas, le procureur ne cède pas son rôle !
Mohamed Ali Gherib
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dimanche 22 mars 2009
تلفزيون الواقع في التلفزة التونسية : حوار مع خميس الخياطي
تزايد عدد البرامج الاجتماعية التي تقدمها عدد من القنوات التلفزية التونسية، ما هو سر هذا الانتشار؟
لا سر في هذا لأمر ولا هم يحزنون... مثل هذه البرامج موجودة بكثرة في عديد القنوات الرأسمالية كما الاشتراكية، المتقدمة وتلك التي مازالت في طريق النمو... والسبب بسيط وهو أنها تجذب اهتمام المشاهد لأنها تؤثر فيه... الإنسان بطبعه يحب التطفل أو ما يسمى "بالبصبصة" ومرادفها الفرنسي هو le voyeurisme، وبالتالي هذه النوعية لا تقدم من الشأن الاجتماعي إلا ما يسيل الدموع شفقة وبصبصة، ونتيجة لذلك ترتفع نسبة المشاهدة وهو ما يبحث عنه المستشهرون لعرض بضاعتهم وأصحاب القنوات لجني أرباح الاستشهار. الأمريكان يلقبون التلفزة بـ"علكة العيون" وبرامج ألحكي والبصبصة هي الأطباق الرئيسية لتلفزة تعمل على جذب المشاهد مهما كان الثمن... وهو ما يفرق بين التلفزة التجارية والتلفزة العمومية... الأولى قائمة على مداخيل الاستشهار وبالتالي تكثف من هذه النوعية البرمجية السوقية (نسبة للسوق) لتحصل على أعلى نسب المشاهدة والثانية تقوم على التمويل العمومي ومن واجبها إلا تسير وراء استدراج الدموع والشفقة وليست (نظريا) مطلوبة على جمع نسب المشاهدة... وهو الخلاف القائم بين التلفزات العمومية الفرنسية والإيطالية على سبيل المثال... والتلفزة العمومية التونسية (ق7 وق21) إختارت النظام الإيطالي بتأثيث شبكتها بهذه النوعية البرمجية... كذلك، وفي نطاق حضارتنا العربية الإسلامية، هناك عامل ديني يجعل المشاهد يرضى بحالته ويحمد الله على منزلته عند متابعته لهذه البرامج وعلى كونه لم يصل إلى الحالة التي وصل إليها من هم موضوع البرامج الاجتماعية وأن لا عدالة في الدنيا الفانية وأنها في الآخرة... وهكذا، تضرب جميع العصافير بحجر واحد: التنفيس عن الضغط الإجتماعي وتعزيز الركون إلى الدين. إلا أنه في بعض الأحيان، تذهب هذه البرامج ضد تيار النظام السياسي وتعري بعض ثغراته الطبيعية، فينزعج منها وتختفي كما حدث للبرنامج الرمضاني "بدون إستئذان" لقناة حنبعل الخاصة...
اتهمت قناة تي أف 1 الفرنسية احدى القنوات التلفزية الخاصة بالسطو على برنامج كانت قدمته إلى شركة انتاج خاصة تونسية، هل يمكن أن تدعي قناة معينة احتكار برنامج ما؟
هي معلومة قديمة ورائجة لدى "مهنيي المهنة" من أن حنبعل منذ نشأتها "تشرب" مما يوجد على فنوات تجارية فرنسية وإيطالية بدون احترام حقوق التأليف والملكية الفكرية... صحيح أن برنامج 'مع حسن نية" التي تؤمنه بثقل غير معهود إيمان بحرون هو نسخة طبق الأصل (مع تحويرات طفيفة) لبرنامج فرنسي اقتنت حقوقه شركة "كاكتوس" وقدمته على شاشة تونس 7 من تأثيث معز بن غربية. البرامج على القنوات في بلدان يحترم فيها القانون حقوقها "ماهياش مسيبة"... وبالتالي، كما بالنسبة للسلع المزورة، البرامج التي تستنسخ بدون إذن هي سلع مزورة وعلى القانون أن يطبق مهما كانت الدواعي التي أدت إلى الإعلان عن التتبع...
هل تعتقدون في قدرة مثل هذه البرامج على تناول المسائل الاجتماعية الشائكة؟ وهل من جدوى في طرح مشاكل الأفراد والمواطنين في وسائل الاعلام ؟
لا أعتقد ذلك البتة إن لم تكن هناك رؤية واضحة تدفع لذلك التناول وسياسة إعلامية تعطي لوسائل الإعلام حريتها على أن يحترم القاتون وتحترم أخلاقيات المهنة... هذه البرامج على تونس 7 كما على حنبعل تنجح نحو استقطاب المشاهد لغرض الدعابة... نقطة، أرجع إلى السطر... بطبيعة الحال وسائل الإعلام، جدواها عرض مشاكل المواطنين وذلك في نظام يحترم الإعلام... في تونس هذه البرامج تجعل من مشاكل المواطنين فرجة لاستدراجهم حتى تمتلئ الأرصدة البنكية أصحاب البرامج. وفي هذا الباب، الصراع مرير بين حنبعل وتونس7 (نيابة عن كاكتوس)... لذا، يجب أن تكون هناك سلطة تنظيمية لها قانونية التحقيق وإلزامية القرارات لا مثل المجلس الأعلى للإتصال، "صباب الماء على اليدين"...
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