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vendredi 30 avril 2010

Massacre sur la toile

Les temps sont tristes pour les internautes tunisiens. Depuis quelques jours, une vague de censure sans précédent frappe de plein fouet Internet, en particulier son pendant tunisien la blogosphère tunisienne, l'un des rares espaces virtuels de libre expression relativement épargné par la censure.

La campagne de fauchage systématique a commencé au début de la semaine dernière. Les habitués des éditions de journaux français en ligne ont été surpris de se voir refuser l'accès aux sites du Nouvel Observateur, Rue89.com, un journal en ligne indépendant lancé par des transfuges de Libération qui se démarque du mainstream, et 20Minutes, le site du journal gratuit le plus lu France. A peine remis de leurs émotions, les internautes tunisiens constatent avec stupeur le verrouillage en série de ce qui reste de sites sociaux de partage de vidéos en ligne. Le ton avait déjà été donné la veille de la commémoration de la fête de l'indépendance (choix délibéré ou fortuit ?) avec la disparition de Wat.tv, célèbre plate-forme de partage de vidéos en ligne de TF1 qui compte parmi les sites les plus prisés par les internautes tunisiens pour son contenu surtout musical. Cette fois-ci, ce sont respectivement Metacafe, Blip.tv et Vidoemo qui rejoignent ainsi le grand cimetière numérique tunisien où reposent déjà deux mastodontes, Dailymotion et Youtube, définitivement mis sous silence depuis 2007.

Vendredi 23 avril, les lecteurs d'Attariq Al Jadid sur Internet n'arrivaient plus à accéder au site du journal
(1). Dans la foulée, le blog des Amis d'Attariq, qui reprend des articles de ce journal, est lui aussi verrouillé. Une campagne de mobilisation s'en est immédiatement suivie sur Facebook pour demander le retour de ces deux sites.

Mais le massacre cybernétique ne s'est pas arrêté là. Le mardi 27 avril était une journée noire pour la blogosphère tunisienne. Les blogs tunisiens les plus populaires passaient, un à un, à la trappe. Au total, 11 blogs sont massivement expulsés de la toile dont celui de la star de la blogosphère, Big Trap Boy, qui a habitué les internautes à ces notes caustiques en dialecte tunisien, raillant nos travers sociaux et ironisant sur la régression intellectuelle et sociale que connaît notre pays depuis quelques années. La liste des victimes du "mardi noir" comprend également des blogueurs actifs et prolifiques tels que Carpe Diem, auteur d'analyses socio-politiques fouillées sur la Tunisie mais aussi Ounormal, Bent Ayla, Antikor, Articuler et Stupeur... (2). Le blog de Tarek Kahlaoui, l'un des leaders de la blogosphère, un universitaire tunisien installé aux Etats-Unis, avait déjà connu le même sort quelques jours auparavant. La censure ne s'est pas contentée de viser les blogs, elle a aussi touché les deux autres principaux agrégateurs de blogs tunisiens, Tuniblogs et Tunisr, bloqués entre le 21 et le 23 avril derniers.

Au moment où l'on pensait que ce massacre à la tronçonneuse numérique touchait à sa fin,
le lendemain en début de soirée les amateurs de photo découvraient avec étonnement qu'il ne leur était plus possible d'accéder à Flickr, le plus grand site au monde de partage de photos en ligne.

Avec cette campagne de censure systématique, beaucoup craignent que
Facebook, le dernier espace de liberté virtuel qui reste aux tunisiens, soit prochainement enterré par les censeurs de la toile.

A défaut de connaître les véritables auteurs du verrouillage d'Internet en Tunisie, internautes, blogueurs et plus récemment facebookers pointent du doigt Ammar 404, la "mascotte" de la censure Made in Tunisia, le chiffre 404 faisant référence au code d'erreur qui apparaît sur les pages verrouillées lorsque l'internaute tunisien tente d'y accéder. Ammar étant un prénom générique censé désigner le censeur anonyme caché derrière une obscure machine administrative sourde, sans foi ni loi. Ammar 404 est moqué, raillé, vilipendé à longueur de journée dans la blogosphère tunisienne et sur Facebook. On ne compte plus les caricatures qui le mettent en scène, les notes sarcastiques qui sont lui sont dédiées sur les blogs ou les quolibets qui lui sont lancés par les internautes tunisiens.

Face à la censure, les internautes tunisiens se sont pas restés les bras croisés. Sur la blogosphère la machine de la dénonciation a carburé à travers les innombrables notes de solidarité dédiés aux blogs verrouillés. Sur Facebook, un groupe a même été créé,
"Le "404 Not Found" nuit gravement à l'image de mon pays" pour dénoncer les effets de la censure sur l'image de marque, déjà passablement écornée, de la Tunisie dans le monde. Un appel à pétition (dont le site a lui aussi été bloqué !) circule aussi sur le réseau social visant à rassembler 10 000 signature contre la censure d'Internet en Tunisie et les facebookers se mobilisent pour une campagne en ligne contre le fameux Ammar 404 où l'internaute est invité a exprimer avec une photo son opposition à la censure.


L'initiative la plus sérieuse dans ce domaine est l'œuvre de Tarek Kahlaoui. L'universitaire tunisien, victime lui aussi de la censure de son blog, promeut une "initiative populaire" qui dépasse les campagnes habituelles de dénonciation pour revendiquer le "droit à l'expression et à la navigation sur Internet" en "combattant la censure" à travers une démarche "collective" pour "faire pression sur l'appareil de la censure".

Le quotidien virtuel de l'internaute tunisien s'assombrit dans un espace cybernétique qui, jour après jour, se réduit comme une peau de chagrin. Mais les internautes ne s'avouent pas vaincus et se mobilisant tant bien que mal dans tous les espaces possibles qui leurs sont offerts pour défendre chèrement une liberté garantie par l'article 8 de la constitution du pays mais paradoxalement menacée par un appareil occulte aux desseins obscurs.

(1) Le site d'Attariq Al Jadid connait, depuis, des coupures intermittentes inexplicables.
(2) Ces blogs sont désormais consultables grâce au site Sbo33 for 3Ammar qui leur permet de réapparaître sur le toile.

Hédi Ben Smail

Crédit image Le Blog de Nicolas Bordas

jeudi 29 avril 2010

Le retour des Amis d'Attariq

Les blog des Amis d'Attariq est de retour avec une nouvelle adresse.

La liberté de s'exprimer est garantie par la constitution de notre pays. L'action de blocage qui a touché notre blog est donc illégale et anticonstitutionnelle.

Nous rappelons notre solidarité active et totale avec tous les internautes tunisiens qui subissent le blocage de leurs blogs, sites ou profils personnels sur les réseaux sociaux.

dimanche 25 avril 2010

Censure du blog des Amis d'Attariq et du site d'Attariq El Jadid

Les sites de notre blog, les Amis d'Attariq, et du journal Attariq Al Jadid sont inaccessibles en Tunisie depuis le vendredi 23 avril dernier. Nous n'avons aucune explication à ce verrouillage soudain de l'accès à ces sites. Nous appelons nos amis blogueurs et facebookers à la mobilisation pour le retour des ces sites de la pensée libre et progressiste.

PS : le site du journal Attariq Al Jadid fait de brèves réapparitions avant de disparaître à nouveau.

samedi 23 mai 2009

A travers la blogosphère #8 : révolution culturelle et sociologie du débat en Tunisie

La blogosphère s'agite souvent mais réfléchit aussi. Enjeux : notre révolution culturelle et un essai d'une sociologie du débat en Tunisie.

"2,83 millions d'utilisateurs de l'Internet en Tunisie, 8,59 millions d'abonnés à la téléphonie mobile, 6758 sites tunisiens…" Selon les chiffres officiels, notre pays est confortablement installé dans l'ère de la révolution numérique, constate le blog Histoires ordinaires. Mais a-t-il fait pour autant sa révolution culturelle ? s'interroge-t-il. Par analogie, le blog rappelle que l'avènement de l'imprimerie en Europe au XVème siècle a été le prélude à "une renaissance culturelle globale" en Europe. En démocratisant l'accès à l'écrit, favorisant l'essor de la philosophie et des lettres et la diffusion de la connaissance et la formation de la pensée critique, cette invention a remis en cause le dogme de l'Eglise et son monopole sur les consciences et a conduit à une "grande révolution culturelle en Europe et dans le monde" qui a "détruit tous les rêves de domination de l'Eglise dans la société". "Qu'en est-il de notre société ?", s'interroge le blog. "Quelle est l'influence sur la société de 'notre" révolution numérique ?" poursuit-il ? "Est-elle en train de favoriser la créativité dans les arts et la littérature ? De développer les capacités intellectuelles et critiques de créateur ? De contrecarrer l'invasion culturelle des ténèbres et de la culture de la peur, de la censure et de la répression ?" Cette "révolution" a-t-elle permis "l'amélioration du niveau moral et culturel de la société et le nivellement par le haut des médias et le respect de la liberté d'expression ?" Que d'interrogations accompagnées, avoue le blog, de "beaucoup de frustrations et de pessimisme…"


En détournant l'intitulé de la célèbre émission de télé-réalité, Andi Ma Nkollek, diffusée sur notre télévision publique, Errances pose la problématique du débat dans la société tunisienne. Le blog note que le tunisien exprime au quotidien un réel besoin de débat. Sa "soif (…) pour parler, s’exprimer, écouter, convaincre" est clairement palpable. Ses intentions en la matière sont "noble(s) et louable(s)". Mais le tunisien est-il "vraiment prêt pour débattre" ?, se demande le blog. Le débat consacre la "différence" et la "divergence d'opinions" et "abhorre l'unanimité (et) la concordance", rappelle-t-il. L'unanimisme de "départ vide donc débat de tout "sens" prévient-il. La société tunisienne est marquée par la pluralité des idées, à l'instar des "autres sociétés qu’elles soient occidentales ou orientales", constate le blog. Et l'éventail des opinions et des tendances dans notre société est large, précise-t-il, qui est composé "de gauchistes, de fondamentalistes, de rcdistes, d’anarchistes, de progressistes, de jusqu’au-boutistes, de khobsistes, de mauvistes, de hitistes, de clubistes, d’espérantistes, …", "voire même d’autistes", ironise-t-il. Mais le tunisien possède sa propre conception du débat, estime le blog, qui s'apparente plutôt au "contentieux (ou au) conflit". Le tunisien "confond tribune et tribunal" et "la présence d'un arbitre" est nécessaire pour que le "débat tunisien" ait lieu. En somme, la culture du débat fait défaut au tunisien qui prend "sa vérité pour 'LA vérité'" et enfonce ainsi le débat dans l'impasse d'"un dialogue de sourds". Cet "ostracisme", que relève le blog, condamne les tunisiens à "se cloitrer dans un ghetto" où "l’on ne se mélange qu’avec ses semblables idéologiques" mais "est-ce que c’est comme ça qu’on va pouvoir avancer ?" se demande le blog. Et au blog de conclure au nécessaire "apprentissage" du débat chez les tunisiens. Mais les idées ne suffisent par, rappelle-t-il, le "courage" et la "capacité d'écouter" sont aussi nécessaires pour sortir de l'auberge.


Hédi Ben Smail


PS : les illustrations ont été empruntées respectivement aux blogs Histoires ordinaires et Errances.

samedi 16 mai 2009

Le combat des journalistes pour la liberté !

La crise qui couve à l’intérieur du Syndicat National des Journalistes Tunisiens à la suite de la publication du rapport 2009 sur l’état de la liberté d’expression en Tunisie, est le signe patent de l’existence d’un épais paradoxe qui perdure depuis l’aube de l’indépendance et qui prend plus de relief aujourd’hui. En effet, le sentiment qui imprègne bon nombre de journalistes et qui les pousse à vouloir s’affranchir de la mainmise pesante du pouvoir politique bute à chaque fois sur la volonté étatique à contrer toute tentative d’autonomisation de la profession. Ce paradoxe est toujours latent, et il se cristallise davantage quand les revendications démocratiques exprimées par une partie de la profession deviennent plus évidentes. En effet, des signes révélateurs de ces dernières années montrent que les journalistes sont plus que décidés à délimiter leur territoire professionnel en défendant leurs spécificités et en dénonçant les interférences nombreuses venues de l’extérieur de leur profession.

Déjà, et à trois reprises, des journalistes du quotidien gouvernemental La Presse avaient tenu à rendre publique une liste de griefs à l’adresse de leur direction, en mettant au grand jour les brimades, les conditions déplorables, les abus de pouvoir… qu’ils subissent dans leur travail, au quotidien. Deux ans auparavant, la métamorphose de l’AJT en SNJT avait créé de grands espoirs parmi les journalistes et plusieurs indices laissaient déjà transparaître cette ferme volonté à vouloir s’affranchir de toute tutelle et surtout, à réhabiliter cette profession laissée pour compte. Le 4 mai dernier, au lendemain de la journée mondiale de la liberté de la presse, le SNJT rendait public son rapport sur l’état de la liberté d’expression dans le pays, et celui-ci se distingue par sa consistance, son exhaustivité et, surtout, par son absence de complaisance.

Et nous apprenons de même que dans des entreprises privées, des journalistes sont résolus aussi à faire entendre leur voix face à des propriétaires souvent peu scrupuleux à l’égard de la déontologie et des principes professionnels. Rapports, pétitions, déclarations circulent sur Internet et mettent en avant la volonté des journalistes à vouloir émerger comme des acteurs à part entière dans un champ médiatique où l’emprise du pouvoir et l’appât du gain facile priment souvent. A cet effet, ils recourent à tous les moyens possibles pour faire entendre leurs doléances et pour crier leur soif d’autonomie et de liberté.

Face à la prise de conscience de la profession, certains responsables zélés cherchent à semer la discorde parmi les journalistes : des membres démissionnent du bureau du SNJT avec l’intention de provoquer un congrès électif avant l’heure, des campagnes de presse sont orchestrées contre des responsables du syndicat, des contre rapports sont rédigés, mais pour convaincre qui ?… Que de réactions totalement anachroniques et incongrues qui nous rappellent bien d’autres situations… et qui montrent, que les vieux réflexes autoritaires ont encore la vie dure chez nous ! Mais, dans ce bras de fer qui oppose les journalistes aux responsables et patrons d’un autre temps, l’attitude des militants des droits de l’homme et ceux de l’opposition confondue doit être sans faille. Notre solidarité unanime et sans appel en faveur du bureau actuel du SNJT doit être totale car le combat des journalistes pour leur liberté et la dignité de la profession est aussi celui pour la démocratisation du pays et pour la reconnaissance de nos droits citoyens.

En effet, cette volonté d’autonomie est à la fois le résultat d’une maturation de la profession et dans le même temps, le miroir des signes précurseurs d’un changement substantiel qui commence à germer dans le monde des médias et qui peut stimuler une dynamique démocratique dans le pays. D’ailleurs, faut-il rappeler que dans toutes les transitions démocratiques récentes observées en Europe, en Afrique et ailleurs, le processus a d’abord été enclenché par des journalistes aguerris et déterminés qui s’étaient élevés pour dénoncer leurs censeurs et les détracteurs de la liberté en vue de réhabiliter l’autonomie et la crédibilité de la profession. Par conséquent, et à quelques mois d’une campagne électorale qui s’annonce déjà morose et insipide pour beaucoup d’entre nous, ce mouvement qui agite le monde des journalistes traduit, en fait, les espoirs de l’opposition démocratique à faire de la liberté d’expression et d’information le véritable combat de l’heure. A tous ces journalistes, audacieux et aguerris, le combat que vous menez peut frayer le chemin pour la démocratie, et les échéances électorales prochaines peuvent être l’occasion pour vous de faire en sorte que les principes d’impartialité, d’objectivité, de rigueur, d’honnêteté,… ne soient pas de vains mots et que les temps du psittacisme et des journalistes de communiqués sont bien révolus !

Larbi Chouikha

dimanche 10 mai 2009

A travers la blogosphère #6 : SNJT et stagnation des pays arabes

La dernière rencontre houleuse des journalistes tunisiens n'est pas passée inaperçue dans la blogosphère.


Le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) a choisi l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse pour présenter un rapport annuel critique sur la liberté de la presse en Tunisie que Minerva n'a pas manqué d'afficher sur son blog. Pour illustrer l'ambiance qui régnait à la conférence de presse du SNJT, certains blogs, comme Farda w Lkat Okhtha se sont contentés de reprendre la vidéo tournée par un journaliste présent sur place de la tentative d'agression de M. Néji Bghouri, président du SNJT par un "collègue", M. Kamel Ben Younès d'Assabah qui ne partageait visiblement pas le contenu du rapport pourtant préparé par son propre syndicat. Cette vidéo où on voit ce dernier se ruer sur son président pour tenter de l'agresser se passe en effet de tout commentaire. Some thoughts from Tunisia, tout en rappelant que le président du SNJT était "démocratiquement élu, chose rare en Tunisie", a tenu tout de même à préciser que M. Ben Younes est le "président de la commission de déontologie" au SNJT. Et le blogueur d'ironiser sur le souci de "l'éthique du métier" et le sens de "la culture du dialogue et du respect des collègues" de M. Ben Younes, inscrits dans la "pure méthode mauve"…


A travers trois figures différentes - développement inégal, immigration et liberté d'expression, Marteau illustre la réalité actuelle de problématiques socio-économiques et politiques majeures dans nos pays, demeurées figées dans le siècle dernier…


En visionnant sur l'écran de son ordinateur une vidéo amateur prise par un randonneur dans le centre et le sud-ouest de la Tunisie, le blogueur a supprimé les couleurs pour se rendre compte que le paysage rappelle étrangement la "Tunisie des années 60 du siècle dernier" : "mêmes bâtiments, mêmes rues, la misère et la précarité des jeunes". Et le blogueur de constater que "les disparités persistent entre les régions (…) un demi-siècle plus tard" : "concentration de projets économiques et de la population dans certaines villes côtières" et "vide et misère à l'intérieur du pays". Ces problèmes socio-économiques encore persistants chez nous, étaient pourtant présents à "une époque non lointaine" dans d'autres pays européens, "Portugal, Espagne, Italie, Grèce" et non-européens, "Corée du Sud, Malaisie" mais on été éradiqués "à force d'efforts". Marteau évoque ensuite le discours sur l'immigration d'éminents responsables politiques en Tunisie "durant les années 60 et jusqu'au début des années 70" qui clamaient son caractère "temporaire" alors qu'aujourd'hui "aucun responsable n'ose dire le contraire", l'immigration étant devenue "un exutoire pour le chômage" et une source permanente de devises. Et de rappeler que les mêmes pays cités précédemment, "Portugal, Espagne, Grèce…" étaient aussi concernés jusqu'à une époque récente par "l'immigration économique de leur jeunesse"… La dernière figure présentée par le blogueur est l'état lamentable de la liberté d'expression dans les pays arabes. Alors qu'ils ne sont que "10% des pays de la planète", nos pays arabes, "des professionnels du despotisme", représentent "60% des pays ennemis de la liberté d'expression" dans le monde. Cette triste réalité reflétée de manière récurrente par "ces chiffres criants de vérité" est désormais "la marque déposée par excellence" de nos régimes. Et le blogueur de noter que le despotisme était aussi pratiqué par la plupart des pays de la planète "depuis les années 50 et jusqu'à une époque non lointaine au siècle dernier" y compris "au Portugal, en Espagne, en Grèce, en Corée du Sud et en Malaisie"…


Hédi Ben Smail