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mardi 7 juillet 2009

Présidentielles 2009 : un candidat, au moins, les prend au sérieux !

Plusieurs observateurs de la vie politique tunisienne se sont inquiétés, à juste titre, de l’absence quasi complète de la scène des quatre candidats aux élections présidentielles et ce à environ trois mois de l’échéance électorale. Car, en principe, la compétition devrait être entamée depuis longtemps et les candidats devraient être en ordre de marche. Or, force est de reconnaître que ces derniers brillent par leur timidité, voire leur retrait !

A ce constat, il faut toutefois mettre un bémol : le candidat de la Moubadara, M. Ahmed Brahim, semble décidé à incarner l’exception dans cette ambiance de morosité et de lassitude généralisées qu’on veut imposer aux Tunisiens. Il avait déjà annoncé la couleur lors de la déclaration officielle de sa candidature du 22 mars à El Hamra en assénant la phrase qui en a dérangé plus d’un et qui donnera vraisemblablement le ton de sa campagne : « je suis décidé à entrer avec le candidat du parti au pouvoir dans une compétition d’égal à égal ! ».

Toutefois, c’est à partir du mois de juin que le candidat Ahmed Brahim a véritablement commencé sa campagne électorale : le 22 juin, il s’adresse aux Tunisiens, pour la première fois, à travers la télévision (grâce à Al Jazeera Moubachir) et il rencontre, dans la foulée, les Tunisiens vivant en France. Le 27 juin, il fait son premier Meeting dans un local public à Monastir, où il rencontre les démocrates et progressistes de la région. Et ce Mardi 7 juillet, il participe à une rencontre – débat sur les questions de culture et d’éducation avec des artistes, des intellectuels et des universitaires.

Il y a là, incontestablement, un rythme de campagne qui va crescendo et, dans l’attente des prochaines échéances que Ahmed Brahim se sera données, il aura eu le mérite, en ce début d’été, de prendre au sérieux son statut de candidat aux Présidentielles de 2009. Ce faisant, il fait certes son boulot, mais, surtout, il respecte les électeurs et les citoyens que nous sommes.

jeudi 25 juin 2009

Meeting de Ahmed Brahim à Monastir

Le premier Meeting dans un local public de M. Ahmed Brahim, après l'annonce de sa candidature officielle, le 22 mars, et après son premier contact télévisé avec les Tunisiens (grâce à al-Jazeera Moubachir, le 22 juin dernier) aura lieu le samedi 27 juin à 16h, à Monastir (Dar Echabab).

Un rendez-vous important pour tous les démocrates et progressistes du Sahel et du centre-est de la Tunisie !

lundi 8 juin 2009

A la suite des attaques de M. Bsaiess et d’autres. Pourquoi la candidature d’Ahmed Brahim dérange-t-elle autant ?

Dans une chronique intitulée Non aux pleurnicheries, oui au travail !, M. Bsaiess, brillant chroniqueur à Assabah et habile avocat, sur des chaînes satellitaires arabes, de causes assez délicates, s’est attelé à discréditer la démarche du candidat aux présidentielles, M. Ahmed Brahim et, accessoirement, à s’en moquer, en ironisant à son propos. Comme le montre le titre de sa chronique, il invite le candidat à cesser de «se plaindre» des conditions inéquitables de la bataille électorale, surtout concernant l’accès aux médias nationaux, et à «travailler plus» pour renforcer son parti et l’opposition en général. C’est son droit le plus absolu et c’est, à la limite, de bonne guerre. Sauf que, cette fois, M. Bsaiess n’est pas aussi convaincant que d’habitude. Car, les arguments qu’il nous sert pour étayer sa thèse sont faibles, pour ne pas dire irrecevables.

Ainsi, à le croire, M. Brahim n’a pas le droit d’accéder à la télévision et à la radio nationales, cela n’étant possible que durant les quinze jours de la campagne électorale officielle. Et ce, contrairement au candidat sortant, dont les activités seraient couvertes «en sa qualité de président de la république». Or, doit-on rappeler à M. Bsaiess que les médias nationaux sont censés couvrir régulièrement les activités des partis de l’opposition mais qu’ils le font de manière extrêmement sélective en ne montrant que certains autres candidats aux présidentielles – sans doute, moins gênants? C’est toujours le même argument qu’il nous sort pour justifier l’interdiction d’accrocher une affiche de M. Brahim sur le balcon du local d’Ettajdid. Il faut veiller, à le lire, au respect de la loi. Ce ne sera possible que durant ces fameux quinze jours de campagne officielle. Or, il suffirait à M. Bsaiess de faire un petit tour en ville pour voire des centaines d’affiches du candidat Ben Ali, faisant clairement référence à l’échéance électorale de 2009. Et il pourrait difficilement nous convaincre que la vocation de ces affiches, c’est la couverture de l’activité présidentielle… !

En fait, ce qui précède montre bien que ce que M. Bsaiess appelle «pleurnicher», c’est, au fond, le fait de revendiquer un traitement sur le même pied d’égalité de tous les candidats à l’élection présidentielle. C’est là que gît le scandale, le péché originel, de la candidature d’Ahmed Brahim et que d’aucuns ne sont pas prêts à accepter !! Car cela heurte profondément leur mentalité qui rejette le principe même d’une vraie compétition et qui n’admet, en fin de compte, en guise de candidats, que de simples comparses dans une pièce à la mise en scène bien rodée. Ainsi, cette petite mise au point, en apparence anodine, révèle, le fond du problème et l’origine de la gêne manifeste que suscite cette candidature – et M. Bsaiess a le mérite de ne pas l’éluder – il s’agit clairement de son intention d’assumer une candidature «d’égal à égal» avec le candidat sortant.

Certes, notre chroniqueur a beau jeu d’ironiser là-dessus, en faisant mine de croire que, par cette expression, M. Brahim parlait d’égalité dans les moyens matériels et humains. Non M. Bsaiess! Nous sommes particulièrement bien placés pour savoir que le candidat de la Moubadara n’a pas à sa disposition les moyens de l’administration, ni les bus de la TRANSTU (et les milliers de sandwichs destinés à rassasier leurs occupants enthousiastes, etc.). Non ! Il ne compte pas sur «les masses de travailleurs et de paysans brandissant des drapeaux rouges» – la couleur de la Moubadara, au demeurant, c’est le bleu et le discours de la gauche moderne que Ettajdid veut incarner ne ressemble pas à celui, facile et dogmatique, des années 60 et 70! En affirmant son intention d’entrer avec le candidat du parti au pouvoir dans une compétition d’égal à égal, Ahmed Brahim dit aux Tunisiens qu’il n’entend nullement faire de la figuration ou, comme d’autres, défendre une «candidature pédagogique» ou encore «se battre pour la deuxième place». L’expression D’égal à égal veut aussi dire que sa candidature est porteuse d’un programme, pour les Tunisiens avides de changement, tout aussi respectable, sinon plus attrayant, que celui du statu quo et de l’éternel retour du même.

Pour conclure, on peut dire qu’il est clair que notre chroniqueur n’est pas à son aise cette fois. Sans doute, à sa décharge, est-il plus performant dans les figures libres que dans les figures imposées… Toujours est-il que la récente multiplication des attaques contre Ahmed Brahim et sa volonté de mener une compétition d’égal à égal avec le candidat officiel le révèle, paradoxalement, à l’opinion publique comme un candidat crédible et digne d’intérêt. Puissent ces attaques continuer… De ce point de vue, elles sont les bienvenues !

Baccar Gherib

vendredi 22 mai 2009

Quelle compétition électorale dans des conditions médiatiques déplorables ?

Une vingtaine de journalistes exerçant dans des agences de presse étrangères et dans quelques titres nationaux assistaient à la conférence de presse que le candidat aux présidentielles, Ahmed Brahim, avait organisé ce mercredi 20 mai au siège du Mouvement Ettajdid pour déplorer l’état du paysage médiatique et de l’information et ce, à quelques mois des prochaines échéances électorales. Bien évidemment, ni les stations de radios ni celles des télévisions (publiques et privées confondues) n’avaient daigné répondre à l’invitation, et même notre Agence «publique» TAP était subitement inscrite aux abonnés absents. Et pourtant, la raison même de cette rencontre avec les journalistes portait sur le traitement inéquitable, voire l’ignorance totale des grands médias à l’égard du candidat aux présidentielles Ahmed Brahim. En effet, plus d’un mois après l’annonce de sa candidature, toutes les chaînes nationales de télévision, qu’elles soient publiques ou privées, feignent de l’ignorer complètement. Idem pour les stations de radio plus promptes à ne parler que d’une frange de l’opposition, et l’agence TAP, si l’on excepte la dépêche publiée le jour de l’annonce de sa candidature, semble avoir décidée de le mettre «sous embargo». Même les publications indépendantes redoutent de parler abondamment de lui, de peur que les foudres ne s’abattent sur elles. Finalement, dans ce paysage médiatique aussi diversifié et libre, si l’on en croit les déclarations officielles qui célébraient la journée mondiale de la liberté de la presse, c’est toujours la voie unique qui prédomine ; celle qui s’exprime au nom de l’Etat et du parti au pouvoir, celle qui a la grâce divine de demeurer infaillible et irréprochable puis qu’elle ne peut être ni contredite, ni critiquée, celle qui doit être adulée comme du temps des éclaireurs du peuple! Drôle de situation dans ce pays qui est censé vivre depuis 28 ans sous le régime du pluralisme politique et de la pluralité des opinions ! Triste sort que celui des journalistes qui exercent dans ces médias et qui se trouvent à chaque fois frustrés de ne pouvoir exprimer au grand jour leur attachement aux principes professionnels et à la déontologie ! Pauvre citoyen tunisien qui, 53 ans après l’indépendance de son pays, se trouve encore soumis au diktat de la voix et de la pensée uniques ! Mais avec cette différence, qu’aujourd’hui, il peut toujours assouvir sa soif d’élections libres, par procuration, en se projetant dans d’autres univers, encore bien éloignés du nôtre, par le truchement des chaînes satellitaires !

Comment peut-on parler de médias autonomes et de journalistes libres et indépendants quand les principaux canaux d’émissions et de diffusion sont tous accaparés par l’appareil Etat/parti ? Comment peut-on garantir au citoyen tunisien le droit de pouvoir accéder sans discrimination aux médias et de s’exprimer en toute liberté, en l’absence de toute instance - publique - réellement autonome et crédible aux yeux de nous tous ? Quel sens peut-on encore donner à des «élections libres, équitables, honnêtes, loyales…» alors que les règles de la compétition, les mécanismes de supervision, le pouvoir d’interprétation des lois, la couverture et le traitement médiatiques… se trouvent tous entre les mains d’une même partie, qui accapare déjà tous les rouages de l’Etat et qui exerce sa mainmise sur les médias ? Amère réalité que nous soyons encore acculés à débattre des conditions minimales exigées pour que les élections se déroulent librement et dans la transparence, et qui nous ramènent au triste souvenir de celles de novembre 1981, au lieu de nous attaquer aux questions de fond en opposant les différents projets de société des candidats en lice !

Les partisans de la non participation sont plus que réconfortés par cette douloureuse réalité qui se perpétue, et Ahmed Brahim lui-même se demande à chaque fois ; comment faire pour que sa participation ne serve pas de décor à un simulacre de compétition! Il est vrai que des voix de plus en plus nombreuses et résolues s’élèvent dans la population pour dire de la manière la plus ferme : Ça suffit! La lueur d’espoir et les premiers signes de ces changements émanent des journalistes eux-mêmes qui affirment, haut et fort, à travers leur syndicat, le refus de toute instrumentalisation et surtout, leur ferme volonté à dénoncer toutes les dérives et les atteintes à l’honneur de la profession. Nous prenons acte et réaffirmons encore toute notre solidarité à ce mouvement qui peut être le précurseur de changements démocratiques profonds auxquels nous aspirons tous pour notre pays.

Larbi Chouikha

samedi 4 avril 2009

Cachez-moi cette affiche que je ne saurais voir !

C’était le branle-bas de combat ! Des dizaines de policiers en civil, la police politique, le chef du district, le délégué de Bab B’har… Tous s’agitaient, des téléphones portables à la main, recevant des «instructions», donnant des ordres et des contre-ordres, devant le 7 avenue de la liberté…

Pour quelle raison ? Aurait-on repéré, dans le coin, un dangereux terroriste ? Ou bien aurait-on identifié le repaire d’une terrifiante bande de criminels ? Non ! C’était beaucoup plus grave : il s’agissait d’une… affiche accrochée au balcon du local d'Ettajdid qui reprenait la une du numéro saisi d’Attariq Aljadid.

Vous vous rendez compte ? Une grande affiche où l’on pouvait voir la photo d’Ahmed Brahim, candidat aux présidentielles de 2009, et lire sa volonté d’entrer dans «une compétition d’égal à égal avec le candidat du pouvoir».

L’ordre était carrément menacé ! Il y allait de la sûreté de l’Etat… Heureusement qu’une grue de la municipalité a été rapidement dépêchée sur les lieux pour décrocher cette affiche subversive… d’un candidat aux élections.

Dormez en paix, braves gens ! On veille à votre sécurité. En cette année électorale, vous verrez, partout dans le pays, les milliers de photos, de posters et d’affiches (petites ou géantes)… mais d’un seul et unique candidat ! Ouf !

jeudi 2 avril 2009

Réconcilier le citoyen avec la politique : une entreprise de salut national

L’annonce officielle de la candidature d’Ahmed Brahim aux élections présidentielles de novembre 2009, a été rapportée par l’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP) dans un communiqué aussi bref que laconique, qui, non seulement réduit l’information à sa plus simple expression, mais se permet même de la déformer !

Ainsi, l’agence - que les médias officiels se sont contentés, pudiquement, de reproduire - omet-elle délibérément de signaler que M. Brahim n’est pas le candidat du seul mouvement Ettajdid, comme elle l’affirme, mais celui de l’Initiative Nationale pour la Démocratie et le Progrès (INDP), composée de partis de la gauche démocratique et progressiste et de militants indépendants animés par les mêmes principes et valeurs.

De même, un point saillant du discours du candidat lors du meeting tenu le 22 mars - que des organes d’information ont, à juste titre, souligné, mais que TAP et les organes officiels ont, évidemment omis - c’est son intention clairement affichée de ne pas jouer le figurant, ni même les seconds rôles, mais de se mesurer, d’égal à égal, au candidat du parti au pouvoir et de se montrer un concurrent crédible.

Non pas qu’il se fasse des illusions sur le résultat final d’une bataille inégale, gagnée d’avance - en ce qui concerne le prochain président de la république - par le président sortant, mais tout simplement pour prouver qu’un autre chemin et d’autres options sont possibles, voire indispensables à l’essor du pays et à la préservation de ses acquis.

Dans la morosité et la platitude qui caractérisent le paysage politique tunisien, cette déclaration a de quoi attirer l’attention de l’opinion publique et des médias, car elle tranche nettement avec l’unanimisme de façade et la langue de bois, devenus monnaie courante dans le débat politique actuel.

Le candidat de l’INDP se propose, en effet, d’aller au fond des problèmes majeurs qui préoccupent notre peuple : qu’il s’agisse des entraves à l’accélération du rythme de développement de notre économie, de la stagnation du taux élevé de chômage, notamment celui des jeunes diplômés, de la dégradation du niveau de l’enseignement, des tâtonnements de la réforme du système sanitaire ou enfin du désarroi des jeunes et moins jeunes face à leur avenir, l’Initiative a pour ambition de montrer qu’une alternative crédible et réalisable est possible, et qu’elle était prête à une confrontation d’idées et d’arguments à ce sujet. Ce faisant, elle aura à cœur d’élever le débat, de transcender les considérations étroitement partisanes, pour que chaque candidat puisse avancer ses opinions, son programme politique et convaincre, non pas par des discours creux et des slogans éculés, mais par la force de l’argument, dans un échange serein et constructif, d’où sera bannie toute forme de surenchère et de démagogie.

C’est ce type de débat, sain et fructeux, que nous appelons de nos vœux et que nous voulons voir s’instaurer dans le pays. Nous entendons y contribuer largement par notre attitude, à la fois ferme, responsable et constructive afin que les électeurs puissent être suffisamment éclairés sur les véritables enjeux de la joute électorale et faire leur choix en toute connaissance de cause. Et c’est précisément vers cet objectif que devraient, à notre avis, tendre les efforts de tous les candidats, pour que la consultation électorale cesse d’être un rituel dénué de toute signification politique et boudé par la majorité de nos concitoyens, désenchantés quant à un possible changement par la voie des urnes- ce qui n’est guère rassurant pour l’avenir !

A cette fin, le candidat de l’Initiative a proposé la constitution d’une commission indépendante qui aura la charge de réviser le code électoral dans le sens de la levée de tous les obstacles à une participants massive et libre du corps électoral, et à l’expression rigoureuse et transparente des résultats du scrutin, une révision qui mettrait les lois électorales en concordance avec les normes internationales en la matière, telles que définies par les organismes compétents du système de l’ONU et de l’OCDE.

La Tunisie, qui s’est octroyé une place respectable dans le concert des nations, grâce à la vivacité de son peuple, au génie créateur de ses illustres fils, et qui est fière de ses acquis réalisés au prix d’une longue lutte et des sacrifices de son peuple, mérite certainement une vie politique plus digne, plus conforme à la maturité de ses forces vives et de ses élites. Dans cette Tunisie démocratique que le peuple tunisien appelle de ses vœux, le seul privilège qui sera reconnu sera celui qui est dû à la compétence et au dévouement au peuple et à la Patrie.

C’est pour une telle Tunisie que l’Initiative et son candidat Ahmed Brahim militent, en tendant la main à toutes les bonnes volontés qui voudront s’associer à cette œuvre grandiose et exaltante.

La décision de l’Initiative et de son candidat de participer aux prochaines élections malgré des conditions, au départ, très peu favorables et les multiples écueils qu’elle ne manquera pas de rencontrer, est l’expression tangible de sa détermination à se saisir de toutes les opportunités pour participer à toutes les batailles politiques afin d’apporter sa contribution, qualitative et effective, à cette entreprise de véritable salut national.

Abdelaziz Messaoudi

lundi 30 mars 2009

El Hamra… Zarqa !

En cette matinée de dimanche, la salle El Hamra, mythique salle de cinéma au cœur de la ville, s’est réveillé parée de bleu azur, couleur de la coalition du progrès pour les élections de 2009. Jeunes et moins jeunes, des générations de la gauche tunisienne, se sont retrouvées dans cette salle pour donner les trois coups de lancement de la campagne d’Ahmed Brahim, candidat de l’Initiative nationale pour la démocratie et le progrès (INDP) .

Certes, le peuple de gauche n’était pas présent dans son intégralité : certains sont sceptiques, d’autres plutôt catégoriques dans le refus de la participation. Mais il semblerait qu’il y ait un frémissement, le signal d’une dynamique qui peut être mobilisatrice et créatrice d’espoir.

Plusieurs intervenants se sont succédés à la tribune et, dans la diversité des appartenances, un seul mot d’ordre a semblé dominer tous les discours : unité dans l’action et résolution à mener le combat pour une autre alternative : celle du progrès et de la modernité.

Au sortir de cette réunion, certains de mes camarades m’ont interpellé pour critiquer pêle-mêle, un certain amateurisme, concernant l’orchestration et la mise en scène de l’annonce de la candidature. D’autres, heureusement, avaient formulé des remarques de fond sur le discours du candidat et le programme de l’INDP. Toutes ces remarques et tous ces reproches sont bons à prendre. Car il ne s’agit, à ce stade, que du début de la campagne et, pour avancer, il faut savoir écouter même les critiques les plus virulentes… Du moment, bien sûr, qu’elles sont sincères (ce qui ne fait pas de doute dans le cas d’espèce).

Six mois nous séparent de l’échéance de novembre 2009. Il faudra en profiter pour multiplier les cercles de discussions, non seulement dans la capitale, mais aussi dans les régions. C’est d’un débat le plus large possible et sur un maximum de questions concernant nos concitoyens que jailliront des propositions utiles au pays et qui feront avancer la cause du progrès et de la modernité.

En cette matinée d’un dimanche ensoleillé, une lueur d’espoir, un moment de communion a rempli la salle El Hamra. Gageons que, avec une plus grande mobilisation, la Tunisie du progrès et de la modernité, celle qui rêve de citoyenneté et de liberté, saura se faire entendre et se faire respecter.

Mehdi Ben Jemâa

PS : le proprio de la salle n’a pas trouvé de meilleur moment pour vider les égouts que ce dimanche 23. Je dis bien le proprio et non ceux qui gèrent la salle (les Ezzedine Ganoun, Leila Toubal et Rym Hamrouni) à qui je rends hommage, parce que, de nos jours, offrir son espace pour une manifestation politique, est un acte héroïque…